Sur cette page, vous trouverez des témoignages de membres de l’association David & Jonathan ainsi que des témoignages de personnes extérieures invitées lors de temps forts.

 

Pourquoi sommes-nous membres de David & Jonathan ? Les témoignages de membres de l’association :

 

Misty – mai 2014

Digital man - Network conceptJ’ai pris contact avec David & Jonathan il y a 4 ans parce que je venais de me rendre compte que j’étais homosexuelle. J’ai choisi cette association parce que ma prise de conscience avait eu lieu dans le cadre d’une recherche de vocation. Ce qui était terrible à cette époque, c’est que je ne savais plus du tout où j’en étais. Moi qui me définissais surtout comme croyante, je ne trouvais plus ma place dans l’Église. Et je ne me reconnaissais pas non plus dans le milieu gay. A D&J, j’ai pu en parler. J’ai pu me rendre compte que je n’étais pas la seule à avoir un parcours comme le mien. C’était déculpabilisant, et c’est cette découverte qui m’a permis de vraiment avancer spirituellement.

 

 

Fabrice – mai 2014

Partages de parcours de vie

Je suis arrivé à David & Jonthan en 1996 après avoir traversé une période difficile tant vis-à-vis de mon homosexualité que d’un point de vue questionnement du sens. J’avais alors 27 ans. Un de mes deux frères, alors moine, m’a recommandé de pousser la porte de David & JonthanD&J. Le cycle d’accueil, fondé sur le partage de parcours de vie, a été une véritable libération, car entendre l’autre me faisait comprendre que nous pouvions nous rejoindre dans ce que nous vivions.

Ainsi David & Jonthan m’a apporté une ouverture vers d’autres (via mon groupe de partage qui existe depuis 17 ans). Tout en restant agnostique, cela a aussi été le lieu pour un long cheminement spirituel (groupe ‘spiritualités plurielles’ durant 7 ans). C’est enfin un lieu d’ouverture sur le monde (voyages à Auschwitz, en Israel-Palestine avec des chrétiens, juifs et des musulmans, etc.).

Ce fut aussi l’occasion de rencontrer celui qui, fut mon pacsé, et est maintenant mon mari.

Boudha

Au-delà d’un lieu de partage, David & Jonathan est un lieu de militance (lutte contre le Sida, Pacs, mariage pour tous, relations parfois compliquées avec les Eglises, etc.).  C’est une militance qui s’enracine dans les parcours de vie de femmes et d’hommes. C’est une militance qui, avec d’autres (mouvement LGBT, mouvements chrétiens…) nous montre que l’action de chacun-e transforme notre société (lutte contre le sexisme, contre l’homophobie, contre toutes les formes de discriminations…).

Il est parfois des chaînes invisibles qui nous retiennent de vivre pleinement. Partager avec d’autres nos parcours de vie nous permet de nous en libérer. Se pose alors le choix de transformer cette expérience de vie en action avec d’autres, et de militer pour l’égalité et le vivre ensemble, non pas en partant d’un dogme mais en tentant de comprendre l’autre. Ce chemin peut être personnel, collectif mais aussi spirituel.
David & Jonathan m’a apporté les trois.

 

Quentin

Vague de solidaritéFin 2003, j’ai poussé la lourde porte de David et Jonathan. J’avais 23 ans et beaucoup de mal avec ma religion et ma sexualité. Je débarquais tout frais dans l’association sous la pression bienheureuse d’un membre de David & Jonathan Paris Île de France et d’un autre d’Avignon-Nîmes.

J’ai effectué mon cycle d’accueil avec 10 personnes dont certaines ont accédé à beaucoup de responsabilités au sein de David & Jonathan.

Quand on s’est pris à la figure que « l’on est dans le péché mortel et que si je ne me repentis pas l’enfer m’est promis » par certains membres de l’église Catholique Romaine… j’ai du faire un long chemin pour m’accepter tel quel.

Maintenant grace à David & Jonathan je peux dire « oui je suis heureux comme homosexuel épanoui et croyant. Non je sais que le seul à qui j’ai à rendre compte est Dieu ».

 

Géraldine

Je fréquente David et Jonathan depuis Janvier 2009 et j’en suis très heureuse. Le groupe du cycle d’accueil m’a donné l’occasion en toute simplicité d’apprendre à dire qui je suis. C’était la première fois que j’ai pu me libéré grâce à l’écoute de chacun. Le non jugement et le regard bienveillant m’ont permis d’exister en tant que femme chrétienne et homo. Chemin faisant, ce groupe est devenu un groupe de partage où règne fraternité et convivialité me permettant de conjuguer à la fois sexualité et foi. Une énergie nouvelle m’a été donné pour faire mes coming-outs dans le cercle familial sans y trouver opposition (chose que je redoutais le plus) pour intégrer un nouveau groupe « spiritualités plurielles » afin de continuer mon chemin de liberté…j’ai remarqué que plus je m’invertissais dans le partage de la parole plus je clarifiais les choses en moi et plus je retrouvais une liberté intérieure.

 

Regards extérieurs sur David & Jonathan

 

Cy Jung, écrivaine, lors du WE national Femmes 2009

womans hands with paper women« En acceptant l’invitation du groupe Femmes de David & Jonathan, pour le week-end annuel de Toussaint, j’avais dans l’idée qu’il me serait bénéfique de faire une petite retraite spirituelle. J’avais ainsi décidé d’y passer deux jours, arrivant néanmoins après le « Temps spirituel » du samedi fin d’après-midi, l’idée de prier m’étant toujours assez difficile.

Pendant le trajet aller, j’avais tenté de réviser ce que je savais de l’existence de Dieu et de mon aversion pour les Églises, histoire de ne pas me sentir trop étrangère au groupe et de disposer de quelques arguments ; puis j’ai posé mon sac, … et suis repartie quarante-huit heures plus tard presque dépitée que le débat sur la foi et l’institution religieuse, en dépit de mes provocations, n’ait pas eu lieu. Je dis bien « presque » ; parce qu’en échange, j’ai passé deux jours d’une si grande richesse humaine et affective que pour rien au monde je n’aurais troqué ces échanges contre un paquet d’hosties, un Missel ou un chapelet. Quoique, le chapelet… !

Alors, qu’on se le dise ! Les femmes de David & Jonathan ne sont ni des grenouilles de bénitier, ni des catéchumènes en mal de reconnaissance divine. Ce sont des femmes, belles, joyeuses, fières de partager leur humanité, leur envie de vivre et d’être heureuse dans leur homosexualité autant que dans le reste de leur existence. Alors, je vous en conjure, vous qui véhiculez encore le cliché : avant d’en dire quoi ce soit, allez-y voir comme elles sont pétries d’amour ces femmes-là… et de chair, aussi ! Ha ! le chapelet.

Cy Jung, 25 novembre 2009

 

Ludovic Gay, journaliste à Têtu, lors des JAR 2009

« Dans ce cadre assurément bucolique de Nouan-le-Fuzelier, j’ai eu cette opportunité d’une part, de prendre des couleurs (j’étais vraiment trop palot), d’autre part de quitter Paris, mais surtout de débattre avec un public à la fois investi et passionné. Senti à l’aise dès les premiers instants, ce week-end fait de partage, de polémiques et d’échange s’est, à mes yeux, déroulé sous les meilleurs auspices, et j’avoue avoir fait de belles rencontres. Bien entendu, la journée forte pour moi a été le dimanche : l’enchaînement des ateliers et de la table ronde ont été des moments forts, certes, mais aussi privilégiés. Ces JARs sont les premières en ce qui me concerne, et je tiens à remercier David & Jonathan pour cette invitation que je ne regrette pas, bien au contraire. »

 

Karen Badayllan, Président de l’unique association LGBT arménienne « Nous pour l’égalité civile », lors des JAR 2009

« L’organisation Nous Pour l’Egalite civile et moi personnellement, nous avons reçu cette invitation avec plaisir, enthousiasme et avec beaucoup d’intérêt. Notre participation aux évènements européens, c’est toujours comme ouvrir une fenêtre après un long hiver. Le partage des expériences et des histoires sur la vie LGBT dans les pays qui sont membres de l’Union Européen et de l’Arménie, c’est toujours une opportunité pour mesurer nos pas et pour construire une solide stratégie en basant sur les succès et les pertes. Mes collègues français sont arrivés à beaucoup de l’harmonie dans leur vie. Cela donne naissance d’une petite jalousie. Mais c’est cette jalousie qui me donne des forces pour continue mon chemin du militant qui parfois est dangereux pour la vie ».

 

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