Revue de Presse

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Lutte contre les « pseudo thérapies » de guérison de l’homosexualité

Pourquoi des stages visant à « guérir » de l’homosexualité vont être interdits (lien) Extraits : "Ici comme aux États-Unis, ces pseudo-thérapies émanent aussi bien des soignants que de groupes religieux. « Cependant, le paysage confessionnel n'est pas le même, indique Anthony Favier, co-président de David & Jonathan, l'association LGBT chrétienne. Les évangéliques, adeptes des thérapies de conversion, sont moins représentés dans l'Hexagone qu'outre-Atlantique. Ces thérapies sont donc davantage le fait de psychologues. » D'autant que l'exercice de la psychologie ou de la psychothérapie n'est pas réglementé." [...] Dérives sectaires « Ces méthodes font culpabiliser les jeunes LGBT, les incitent parfois à se couper de leur famille, et exercent une forme d'emprise mentale comme les sectes », ajoute le responsable de David & Jonathan. Thérapies pour "guérir" l'homosexualité : un inquiétant vide juridique en France - lien   Extrait : Anthony Favier, président de l'association LGBT chrétienne David & Jonathan va dans le même sens, affirmant que le phénomène a pris de l’ampleur avec l’explosion du mouvement évangélique observée en France depuis quelques années : "C'est un mouvement moderne sur la forme mais très conservateur sur le fond, il n'y a pas d'interprétation des textes religieux, on prend la Bible au pied de la lettre, notamment en ce qui concerne la condamnation de l'homosexualité". Il pointe notamment le développement rapide de mouvements religieux comme "Torrents de vie"ou "Courage" qui proposent des "stages" controversés sur la réorientation sexuelle. Anthony Favier incrimine également l’augmentation de la publication d’ouvrages religieux sur la question du genre, souvent critiques envers l’homosexualité, et qui installent un terrain favorable pour le développement de ces thérapies." English version: France sees rise in conversion therapies to ‘cure’ homosexuality (link): "Anthony Favier, president of the Christian LGBT [...]

Christianisme, sexualité et transgenre – Témoignage de Cyrille, D&Jiste

L'Eglise et moi - France Culture 31/01/2019 -> écouter Cyrille a grandi dans un milieu conservateur catholique de l’Ouest parisien. Il se rend alors régulièrement à la messe. Des associations anti-avortement interviennent dans son école de Neuilly. Sa famille milite avec la « Manif pour tous ». « J’avais intériorisé l’homophobie. J’étais le bourreau de moi-même. » A l’adolescence, alors qu’il vit encore une existence sociale de femme, il éprouve ses premiers désirs affectifs et sexuels pour une autre femme. Un  été, il assiste au forum de la Communauté de l’Emmanuel, une communauté charismatique. « L’homosexualité était quelque chose  qu’il fallait arriver à « guérir ». Il ne fallait surtout pas céder à la  tentation de mettre en pratique ces désirs-là. » Il trouve une forme d’apaisement dans sa pratique religieuse, jusqu’au jour où, étudiant, il rencontre des gens qui pensent différemment. « Je me suis questionné sur les images que m’évoquai l’homosexualité, j’ai fait un vrai travail de déconditionnement. » Cyrille est maintenant membre de David & Jonathan. « La démarche de David & Jonathan est que l’on peut être chrétien.ne et LGBT et avoir une vie sexuelle et affective épanouie et une identité de genre épanouie. Lors de mes premiers week-ends à David & Jonathan, j’ai eu un sentiment d’apaisement incroyable. Cela m’a fait un bien extraordinaire. J’ai pu découvrir ce qu’est la transidentité. Tout cela a pris plusieurs années, mais j’ai fini par rentrer dans un processus de transition. » Témoignage -> lien.

Des D&Jistes senior.e.s témoignent dans les média

Micheline et Jo (D&Jistes) sur France 2 - lien « Je ne voulais pas mourir ». Je voulais avant mes 70 ans, c’est ce que j’ai dit à une réunion parce que tout le monde était raisonnable et disait : « on pourrait faire du Scrabble, on pourrait visiter des musées ». Quand ça a été mon tour, j’ai dit : « Ecoutez, le Scrabble, ça m’est totalement égal, les musées, je n’aime pas ! Moi je vous le dit franchement… on est au mois de mars, je vais avoir 70 ans au mois de mai. Je veux m’envoyer en l’air, griffer le dos de quelqu’un, pousser des hurlements de plaisir ! » Autour de la table, cela a été le grand silence … Merci d’ailleurs ! Il y en a qui ont dit « Là, on s’est dit que tu étais cinglée, que tu te vendais… » Mais moi je ne regardais plus personne, parce quand même, il faut assumer … […] Et puis le matin j’ai reçu un SMS « est ce que l’on pourrait boire un café ensemble ?, tu es la préférée du groupe. Si tu n’es pas d’accord, on restera camarade ». Je me suis dit « mollo, mollo, mollo ». On verra ça la semaine prochaine ! … c’était Jo … Puis tout d’un coup j’en ai eu marre. Je ne vais pas rester à crever comme cela. Et des fois, je me dits, de temps en temps dans la vie on a comme un élan ! C’est dans la tête. J’aimerais mieux que ce soit partout ailleurs … Et j’ai répondu : « Ton SMS m’inonde de joie ». Jacques, 93 ans, de D&J : "Supposons que j'ai un bon ami à la maison de retraite : peut-être que je lui dirais" - lien   La "découverte" "J’ai découvert mon homosexualité en [...]

Homosexuelles ou célibataires, elles ont eu recours à la PMA

Homosexuelles ou célibataires, elles ont eu recours à la PMA - 24 oct 2018 - lien   Extrait  : Pour beaucoup d’entre elles, c’est un « droit » comme un autre. Certaines ne comprennent pas, même, que cela puisse faire objet de controverse. D’autres dénoncent leur disparition des débats publics, alors qu’elles sont les premières sinon les seules, estiment-elles, à être concernées par ce sujet. Favorables à l’extension de la PMA, un certain nombre de couples de femmes et de femmes seules militent ouvertement pour l’évolution de la législation, en mettant en avant leur expérience. C’est le cas de Marianne, membre de l’association chrétienne David et Jonathan. Il y a cinq ans, sa femme, Catherine, de quinze ans son aînée, a accouché d’une petite fille, Clara. Une naissance qui est l’aboutissement d’un processus entamé en 2012, avec un passage par la Belgique, où le couple a recouru à une PMA. « Catherine et moi nous connaissons depuis 2010 et au bout de quelques années, notre couple étant stable, nous avions envie toutes les deux d’avoir des enfants », explique la jeune femme. Le couple se penche d’abord sur les possibilités d’adopter, puis renonce. « Catherine a été en couple il y a quelques années, et sa compagne a adopté un petit garçon qu’elles ont élevé toutes les deux : à l’époque, un couple de femmes ne pouvait pas adopter. Mais lorsqu’elles se sont séparées, Catherine n’a plus eu aucun droit sur cet enfant. Ils ne se sont jamais revus », poursuit Marianne. « À quoi va ressembler notre famille ? » Avant d’entamer leur procédure de PMA, les deux femmes, qui tiennent des chambres d’hôtes dans le Loiret, se sont posé plusieurs questions : « À quoi va ressembler notre famille ? Que veut dire pour nous “être une famille” ? [...]

L’Église catholique contre l’extension de la PMA : « Une vision rétrograde » qui « nous ramène 40 ans en arrière »

L'Église catholique contre l'extension de la PMA : "Une vision rétrograde" qui "nous ramène 40 ans en arrière", estime David & Jonathan (lien) Marianne Berthet-Goichot, porte-parole de l’association LGBT chrétienne David & Jonathan, a estimé, vendredi sur franceinfo, que l'Église catholique était "incapable d'organiser un vrai débat en son sein" sur la Procréation médicalement assistée. Alors que mardi 25 septembre, le Comité consultatif national d'éthique donnera son avis sur les conclusions des états généraux de la bioéthique, la Conférence des évêques de France a publié, jeudi 20 septembre, un texte contre une extension de la PMA à toutes les femmes, célibataires et en couple. Marianne Berthet-Goichot, catholique pratiquante, a eu recours à la PMA avec sa compagne. La porte-parole de l’association LGBT chrétienne David & Jonathan dénonce, vendredi sur franceinfo, la position de la Conférence des évêques de France sur la famille. franceinfo : Que vous inspire la position de la Conférence des évêques de France ? Marianne Berthet-Goichot : Nous contestons la vision restrictive de la famille que veut défendre la Conférence des évêques de France. C'est une vision rétrograde, du tout naturel, qui nous ramène plus de 40 ans en arrière. Nous nous interrogeons sur les raisons de cette attaque en règle aujourd'hui, de toutes les techniques d'aide à la procréation qui pourtant existent en France depuis plus de 30 ans. Pour la CEF, il ne peut y avoir d'égalité entre un couple hétérosexuel et homosexuel. Qu'en pensez-vous ? C'est totalement faux. En disant ça, les évêques considèrent que la PMA aujourd'hui est uniquement destinée à régler un problème médical. Or, lorsque un homme qui est en couple avec une femme ne peut avoir d'enfant à cause d'un problème de stérilité et qu'ils font appellent à une PMA, la [...]

Réaction de D&J aux déclarations du pape au sujet des enfants « aux tendances homosexuelles »

Intervention d'Antony Favier co-président de David & Joanthan sur France 24 - 27/08/2018 (lien)                 France Info - 27/08/2018 (lien et lien) "On ne peut pas laisser passer ça" : une association LGBT+ chrétienne "déçue" des propos du pape sur les enfants aux "tendances homosexuelles" Son intervention fait déjà polémique. Le pape François a recommandé dimanche 26 août le recours à la psychiatrie aux parents dont les enfants montrent des "tendances homosexuelles". "Quand cela se manifeste dès l'enfance, il y a beaucoup de choses à faire par la psychiatrie, pour voir comment sont les choses, a estimé le souverain pontife, dans l'avion qui le ramenait d'Irlande à Rome. Il a aussi estimé que "le silence" n'était pas un "remède" : "Ignorer son fils ou sa fille qui a des tendances homosexuelles est un défaut de paternité ou de maternité."  Des propos qui ont "déçu" Anthony Favier, coprésident de l'association LGBT+ chrétienne David & Jonathan. Franceinfo : Comment réagissez-vous aux propos tenus par le pape ? Anthony Favier : C’est dur de réagir sur une phrase, mais on est déçus de la réponse du pape François. Faire le lien spontané entre orientation homosexuelle d’un enfant et psychiatrie donne le signal que l’homosexualité est potentiellement pathologique. Et on ne peut pas laisser passer une chose pareille. Toutes les associations LGBT vous diront que l’Organisation mondiale de la santé (OMS) ne voit plus l’homosexualité comme un trouble depuis les années 1990 [précisément, le 17 mai 1990]. Que des personnes aient besoin d’un accompagnement psychologique car elles sont homosexuelles ou que leur enfant est homosexuel, pas de souci. Je nuancerais juste car selon le verbatim que j’ai sous les yeux, tout n’est pas négatif. Il dit que "le silence" n'est pas un "remède" : on [...]

Témoignage de Monique et Gysèle : Pour le coming out, vous voyez, j’en ai encore un à faire…

Témoignage de Monique et Gysèle : "Pour le coming out, vous voyez, j’en ai encore un à faire..." (lien) Par Emilie Brouze  - le 02 août 2018 On les prend souvent pour des frères ou des sœurs. Dans le cas de Gysèle et Monique, il arrive qu'on leur propose spontanément deux lits séparés à l'hôtel, les pensant copines ou collègues. Comme s'il n'était pas imaginable qu'on puisse être vieux et gay, âgée et lesbienne, comme si l'homosexualité était le fait de la jeunesse et de ses fougues. Peut-être vous souvenez-vous du témoignage de Micheline et Jocelyne (Tombées amoureuses à 70 ans : "A 3 heures du matin, je lui ai fait un SMS") ? Les deux septuagénaires connaissent bien Gysèle (68 ans) et Monique (66 ans), ensemble depuis 35 ans : les quatre femmes font partie du même "groupe de partage" au sein du mouvement gay chrétien David & Jonathan. Il y a cinq ans, Gysèle, qui travaillait au service informatique du ministère des Finances, et Monique, secrétaire à la retraite, ont quitté la banlieue parisienne pour s'installer dans un petit village de l'Oise, où elles se sont mariées en 2014. Un grand merci à elles de nous avoir reçus et de témoigner dans la série d'articles que Rue89 consacre à nos aînés LGBT. Au Katmandou, la rencontre Gysèle : "Après avoir lu l’un de ses livres, "Les Femmes préfèrent les femmes", j'ai essayé de trouver la boîte d’Elula Perrin [romancière, NDLR]. Un samedi soir, pour voir, je me suis donc rendue au "Katmandou", une discothèque rue du Vieux-Colombier, à Paris [haut lieu des nuits lesbiennes jusqu'à sa fermeture à la fin des années 1980, NDLR]. La nuit file, arrive Monique. Je me suis dit 'tiens, elle me [...]

Marche des fiertés LGBT – Paris juin 2018

Marche des fiertés LGBT - Paris juin 2018 De forts moments d'émotions vécus ensemble lors de cette marche : militance pour les droits humains, revendication de l'ouverture de la PMA à toutes les femmes, recueillement en hommage aux victimes du Sida, mais aussi moments festifs et joyeux. REVUE DE PRESSE : Gay Pride 2018: le mot d'ordre pour la Marche des Fiertés montre que la bataille de la PMA se rapproche(30/06/18 - Huffpost - lien) [...] "Lesbiennes: PMA entravée" C'est par exemple le cas de David et Jonathan, mouvement chrétien, dont le char affichera les mots "Chrétien-ne-s pour la PMA" (lien). À Paris, une célébration œcuménique pour préparer la Marche des Fiertés (29/06/18 - La Croix - lien)   À la veille de la Marche des Fiertés samedi 30 juin, des groupes paroissiaux ou associations chrétiennes se réunissent à la cathédrale américaine de Paris. Cette célébration œcuménique de prière se tient chaque année depuis douze ans. Depuis 2006, ils sont une centaine de chrétiens LGBT venant de la région parisienne ou non à se retrouver dans le 8e arrondissement pour prier ensemble à chaque veille de la Marche des Fiertés. La cathédrale épiscopalienne de Paris organise et accueille cette célébration œcuménique. Son but : « Lancer la marche du lendemain. » [...] La Marche des Fiertés comme une célébration « La Marche des Fiertés prend souvent un tournant politique et revendicatif, mais, avec cette veillée annuelle, nous voulons aussi lui donner un sens de fête », affirme Gabriel Sampaio, responsable du groupe Paris Île-de-France de l’association David et Jonathan, mouvement homosexuel chrétien, co-organisateur de la veillée. Ce catholique fait aussi partie du groupe pastoral « Se parler » du diocèse de Créteil, destiné aux personnes « concernées par l’homosexualité ». « Les membres ont été invités [...]

RCF : Alsace – David & Jonathan – juin 2018

Depuis le début des années 70, cette association chrétienne accompagne les personnes homosexuelles désireuses de vivre leur foi en leur proposant un lieu d’accueil et de partage (30 juoin 2018 - lien).   Parmi les 7000 personnes qui défilaient dans les rues de Strasbourg le 9 juin dernier à l’occasion de la Marche des Visibilités se trouvaient des membres de l’association « David & Jonathan ». La journée avait commencé pour eux par un brunch suivi d’une célébration œcuménique à la paroisse protestante Saint Guillaume. Pierre et Fabien ont intégré l’association il y a cinq ans. Une manière pour eux de se réconcilier avec l’Eglise et d’assumer leur homosexualité dans un parcours de foi. Françoise elle a adhéré depuis 2002 en même temps qu’elle acceptait enfin son homosexualité. Même si dans ce défilé les membres de l’association sont considérés comme « des grenouilles de bénitiers » comme le souligne le responsable de l’association pour Mulhouse, cette journée a permis aux uns et aux autres d’affirmer des convictions qui leur tiennent à cœur. Un reportage de Marc Jonas et Antoine Thomas      

Libération – PMA : «Si Dieu me permet d’avoir un enfant, peu importe le moyen»

PMA : «Si Dieu me permet d’avoir un enfant, peu importe le moyen» - lien Extrait : Dans les locaux de l’association LGBT David & Jonathan, dans le XIIe arrondissement de Paris, un immense drapeau arc-en-ciel est accroché au mur. Sur la table basse, le dernier rapport de SOS homophobie côtoie un ouvrage sur les liens entre foi et homosexualité. Depuis 1972, l’association défend une autre vision du christianisme et se bat pour faire accepter les personnes LGBT au sein de la religion. Marianne Berthet-Goichot en est membre depuis 2010. «On essaie de défendre l’idée que l’Eglise est plurielle. Je fais aussi partie de cette Eglise et pourtant je suis lesbienne et maman.» En 2013, lors des débats sur le mariage pour tous, elle a eu avec Catherine, sa compagne, une fille par PMA. Dans leur petite paroisse rurale de l’Yonne, elles l’ont très vite fait baptiser. «On avait contacté le prêtre, qu’on connaissait bien. Ça s’est bien passé, comme ça aurait été le cas pour n’importe quelle autre personne de la paroisse. Le prêtre m’a dit : "Moi, j’applique la loi." J’étais en procédure d’adoption de ma fille, puisque dans le cadre d’une PMA on est obligé de passer par l’adoption de son propre enfant. Sur le registre de baptême, il n’a écrit que le nom de ma femme mais a laissé de la place pour rajouter mon nom. Deux mois plus tard, quand je lui ai envoyé l’attestation de mariage, il a ajouté mon nom. J’ai trouvé la démarche très mignonne.» Dès 2013, David & Jonathan s’est positionné en faveur de la PMA pour toutes. Fin mai, l’association a publié un communiqué pour contrer les arguments des opposants et «montrer, avec notre regard de chrétien, que ce [...]