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PMA pour toutes les femmes : réaction de David & Jonathan à la déclaration de la Conférence des Evêques de France

PMA pour toutes les femmes : réaction de David & Jonathan à la déclaration de la Conférence des Evêques de France   Paris, le 23/09/2018   La Conférence des Evêques de France a publié le 20 septembre 2018 un texte « Respectons la dignité de la procréation ! », dont notre association regrette à la fois la forme et le fond. David & Jonathan, association LGBT chrétienne ouvert à toutes et tous, s’est en effet engagée dans le débat sur l’ouverture de la PMA à toutes les femmes (lien). Dans un contexte de défiance grandissante à l’égard de l’Eglise catholique qui peine à gérer la crise des abus sexuels sur mineur au point de menacer son équilibre et sa crédibilité, la CEF n’a-t-elle pas d’autre priorité que de publier un manifeste de 120 pages sur un sujet qui concerne d’abord l’Etat et l’évolution des lois républicaines ? Les catholiques, et d’abord le premier d’entre eux, le pape François, appellent de leurs vœux une « saine et effective transformation » de l’Eglise. Au lieu de cela, la CEF publie un long texte basé sur des concepts abstraits et dogmatiques sur la PMA, qui, à aucun moment, ne tient compte du vécu des personnes concernées et de la réalité des familles homoparentales et des enfants qui y vivent. Comment une assemblée constituée exclusivement d’hommes d’Eglise pourrait-elle juger d’une réforme politique et juridique, qui concerne d’abord et avant tout les femmes ? Dans cette déclaration, la CEF se contente de « regarder du balcon », comme le dénonce pourtant le pape François lui-même, au lieu d’engager une vraie démarche d’écoute à partir du vécu des personnes. Le texte de la CEF, qui confond sans cesse les notions de père et de géniteur, fait de la présence d’un [...]

L’Église catholique contre l’extension de la PMA : « Une vision rétrograde » qui « nous ramène 40 ans en arrière »

L'Église catholique contre l'extension de la PMA : "Une vision rétrograde" qui "nous ramène 40 ans en arrière", estime David & Jonathan (lien) Marianne Berthet-Goichot, porte-parole de l’association LGBT chrétienne David & Jonathan, a estimé, vendredi sur franceinfo, que l'Église catholique était "incapable d'organiser un vrai débat en son sein" sur la Procréation médicalement assistée. Alors que mardi 25 septembre, le Comité consultatif national d'éthique donnera son avis sur les conclusions des états généraux de la bioéthique, la Conférence des évêques de France a publié, jeudi 20 septembre, un texte contre une extension de la PMA à toutes les femmes, célibataires et en couple. Marianne Berthet-Goichot, catholique pratiquante, a eu recours à la PMA avec sa compagne. La porte-parole de l’association LGBT chrétienne David & Jonathan dénonce, vendredi sur franceinfo, la position de la Conférence des évêques de France sur la famille. franceinfo : Que vous inspire la position de la Conférence des évêques de France ? Marianne Berthet-Goichot : Nous contestons la vision restrictive de la famille que veut défendre la Conférence des évêques de France. C'est une vision rétrograde, du tout naturel, qui nous ramène plus de 40 ans en arrière. Nous nous interrogeons sur les raisons de cette attaque en règle aujourd'hui, de toutes les techniques d'aide à la procréation qui pourtant existent en France depuis plus de 30 ans. Pour la CEF, il ne peut y avoir d'égalité entre un couple hétérosexuel et homosexuel. Qu'en pensez-vous ? C'est totalement faux. En disant ça, les évêques considèrent que la PMA aujourd'hui est uniquement destinée à régler un problème médical. Or, lorsque un homme qui est en couple avec une femme ne peut avoir d'enfant à cause d'un problème de stérilité et qu'ils font appellent à une PMA, la [...]

Lettre ouverte – Déclaration du Pape François : quelles leçons en tirer ?

        Paris le 1er septembre 2018 Le dimanche 26 août, dans l’avion qui le ramenait d’Irlande le pape a répondu à un journaliste qui lui demandait ce qu’il dirait à des parents dont l’enfant s’avère homosexuel « Je leur dirais premièrement de prier, ne pas condamner, dialoguer, comprendre, donner une place au fils ou à la fille. […] Quand cela se manifeste dès l’enfance, il y a beaucoup de choses à faire par la psychiatrie, pour voir comment sont les choses. C’est autre chose quand cela se manifeste après vingt ans. […] Je ne dirai jamais que le silence est un remède. Ignorer son fils ou sa fille qui a des tendances homosexuelles est un défaut de paternité ou de maternité ». Le “verbatim” diffusé le soir-même par le Vatican omet le mot « psychiatrie », et c’est heureux, mais la maladresse du pape questionne nombre de personnes LGBT et de chrétien.ne.s sur les leçons à en tirer. En effet, cette maladresse renvoie à des courants de pensée réactionnaires de l’Eglise catholique. Si la prière, l’écoute, le dialogue et la place accordée dans la famille nous semblent des conseils judicieux, le recours à la psychiatrie pour les enfants est totalement inapproprié et inacceptable. Il suppose que l’orientation homosexuelle relève de la maladie et qu’elle peut être « guérie » par un suivi psychologique voire des soins psychiatriques. Or cela est faux et nous connaissons nombre de personnes dont les vies ont été saccagées par ces tentatives vaines de pseudo-guérison via des procédures psychiatriques, des exorcismes ou des recours à d’autres pseudo-thérapies, notamment pour les plus jeunes, toutes aussi violentes que vaines. L’homosexualité a d’ailleurs été retirée depuis 1990 de la liste de l’OMS des maladies psychiatriques. Une fois de plus, ce type de propos ne permet pas de considérer [...]

Réaction de D&J aux déclarations du pape au sujet des enfants « aux tendances homosexuelles »

Intervention d'Antony Favier co-président de David & Joanthan sur France 24 - 27/08/2018 (lien)                 France Info - 27/08/2018 (lien et lien) "On ne peut pas laisser passer ça" : une association LGBT+ chrétienne "déçue" des propos du pape sur les enfants aux "tendances homosexuelles" Son intervention fait déjà polémique. Le pape François a recommandé dimanche 26 août le recours à la psychiatrie aux parents dont les enfants montrent des "tendances homosexuelles". "Quand cela se manifeste dès l'enfance, il y a beaucoup de choses à faire par la psychiatrie, pour voir comment sont les choses, a estimé le souverain pontife, dans l'avion qui le ramenait d'Irlande à Rome. Il a aussi estimé que "le silence" n'était pas un "remède" : "Ignorer son fils ou sa fille qui a des tendances homosexuelles est un défaut de paternité ou de maternité."  Des propos qui ont "déçu" Anthony Favier, coprésident de l'association LGBT+ chrétienne David & Jonathan. Franceinfo : Comment réagissez-vous aux propos tenus par le pape ? Anthony Favier : C’est dur de réagir sur une phrase, mais on est déçus de la réponse du pape François. Faire le lien spontané entre orientation homosexuelle d’un enfant et psychiatrie donne le signal que l’homosexualité est potentiellement pathologique. Et on ne peut pas laisser passer une chose pareille. Toutes les associations LGBT vous diront que l’Organisation mondiale de la santé (OMS) ne voit plus l’homosexualité comme un trouble depuis les années 1990 [précisément, le 17 mai 1990]. Que des personnes aient besoin d’un accompagnement psychologique car elles sont homosexuelles ou que leur enfant est homosexuel, pas de souci. Je nuancerais juste car selon le verbatim que j’ai sous les yeux, tout n’est pas négatif. Il dit que "le silence" n'est pas un "remède" : on [...]

Témoignage de Monique et Gysèle : Pour le coming out, vous voyez, j’en ai encore un à faire…

Témoignage de Monique et Gysèle : "Pour le coming out, vous voyez, j’en ai encore un à faire..." (lien) Par Emilie Brouze  - le 02 août 2018 On les prend souvent pour des frères ou des sœurs. Dans le cas de Gysèle et Monique, il arrive qu'on leur propose spontanément deux lits séparés à l'hôtel, les pensant copines ou collègues. Comme s'il n'était pas imaginable qu'on puisse être vieux et gay, âgée et lesbienne, comme si l'homosexualité était le fait de la jeunesse et de ses fougues. Peut-être vous souvenez-vous du témoignage de Micheline et Jocelyne (Tombées amoureuses à 70 ans : "A 3 heures du matin, je lui ai fait un SMS") ? Les deux septuagénaires connaissent bien Gysèle (68 ans) et Monique (66 ans), ensemble depuis 35 ans : les quatre femmes font partie du même "groupe de partage" au sein du mouvement gay chrétien David & Jonathan. Il y a cinq ans, Gysèle, qui travaillait au service informatique du ministère des Finances, et Monique, secrétaire à la retraite, ont quitté la banlieue parisienne pour s'installer dans un petit village de l'Oise, où elles se sont mariées en 2014. Un grand merci à elles de nous avoir reçus et de témoigner dans la série d'articles que Rue89 consacre à nos aînés LGBT. Au Katmandou, la rencontre Gysèle : "Après avoir lu l’un de ses livres, "Les Femmes préfèrent les femmes", j'ai essayé de trouver la boîte d’Elula Perrin [romancière, NDLR]. Un samedi soir, pour voir, je me suis donc rendue au "Katmandou", une discothèque rue du Vieux-Colombier, à Paris [haut lieu des nuits lesbiennes jusqu'à sa fermeture à la fin des années 1980, NDLR]. La nuit file, arrive Monique. Je me suis dit 'tiens, elle me [...]

Tombées amoureuses à 70 ans : « A 3 heures du matin, je lui ai fait un SMS »

Témoignage de Micheline et Jocelyne de David & Jonathan Tombées amoureuses à 70 ans : "A 3 heures du matin, je lui ai fait un SMS" (Juillet 2018 - lien)   On les prend souvent pour des frères ou des sœurs. Dans le cas de Micheline et Jocelyne, en couple depuis six ans, il arrive que l'on dise "messieurs-dames". Comme s'il n'était pas imaginable qu'on puisse être vieux et gays, vieilles et lesbiennes, comme si l'homosexualité était le fait de la jeunesse et de ses fougues. [...] Un mercredi, Micheline et Jocelyne, elles aussi membres de l'association Grey Pride, m'ont reçue dans leur appartement parisien. A l'heure du café, on s'est assises autour de la nappe en toile cirée fleurie de leur cuisine, rangée au cordeau. A ma gauche, la joyeuse et débordante Micheline, 76 ans, assistante sociale retraitée, aka "la dame de Paris". A ma droite, la plus sereine et réservée Jocelyne, 74 ans, à qui Micheline donne des "doudou" à l'envi, et qui a travaillé jusqu'à sa retraite au service de ménage d'une mairie de banlieue. Merci à elles pour ce témoignage drôle et touchant. Coups de griffe : la rencontre Micheline. "Quand j'ai rencontré Jocelyne, j'allais avoir 70 ans. J'étais célibataire depuis longtemps : je commençais à en avoir assez et à sentir l’approche de la mort. Je me suis dit 'faut se secouer'. A Paris, je suis allée au centre LGBT. A une réunion du groupe des Señoritas, dont je faisais partie, j'ai pris la parole. On était six, dont Jocelyne. On nous demandait ce que l'on voulait faire. 'Moi, je voudrais jouer au Scrabble', disait untel. 'Moi, visiter un musée.' Quand ça a été mon tour, j’ai dit 'je me [...]

Marche des fiertés LGBT – Paris juin 2018

Marche des fiertés LGBT - Paris juin 2018 De forts moments d'émotions vécus ensemble lors de cette marche : militance pour les droits humains, revendication de l'ouverture de la PMA à toutes les femmes, recueillement en hommage aux victimes du Sida, mais aussi moments festifs et joyeux. REVUE DE PRESSE : Gay Pride 2018: le mot d'ordre pour la Marche des Fiertés montre que la bataille de la PMA se rapproche(30/06/18 - Huffpost - lien) [...] "Lesbiennes: PMA entravée" C'est par exemple le cas de David et Jonathan, mouvement chrétien, dont le char affichera les mots "Chrétien-ne-s pour la PMA" (lien). À Paris, une célébration œcuménique pour préparer la Marche des Fiertés (29/06/18 - La Croix - lien)   À la veille de la Marche des Fiertés samedi 30 juin, des groupes paroissiaux ou associations chrétiennes se réunissent à la cathédrale américaine de Paris. Cette célébration œcuménique de prière se tient chaque année depuis douze ans. Depuis 2006, ils sont une centaine de chrétiens LGBT venant de la région parisienne ou non à se retrouver dans le 8e arrondissement pour prier ensemble à chaque veille de la Marche des Fiertés. La cathédrale épiscopalienne de Paris organise et accueille cette célébration œcuménique. Son but : « Lancer la marche du lendemain. » [...] La Marche des Fiertés comme une célébration « La Marche des Fiertés prend souvent un tournant politique et revendicatif, mais, avec cette veillée annuelle, nous voulons aussi lui donner un sens de fête », affirme Gabriel Sampaio, responsable du groupe Paris Île-de-France de l’association David et Jonathan, mouvement homosexuel chrétien, co-organisateur de la veillée. Ce catholique fait aussi partie du groupe pastoral « Se parler » du diocèse de Créteil, destiné aux personnes « concernées par l’homosexualité ». « Les membres ont été invités [...]

RCF : Alsace – David & Jonathan – juin 2018

Depuis le début des années 70, cette association chrétienne accompagne les personnes homosexuelles désireuses de vivre leur foi en leur proposant un lieu d’accueil et de partage (30 juoin 2018 - lien).   Parmi les 7000 personnes qui défilaient dans les rues de Strasbourg le 9 juin dernier à l’occasion de la Marche des Visibilités se trouvaient des membres de l’association « David & Jonathan ». La journée avait commencé pour eux par un brunch suivi d’une célébration œcuménique à la paroisse protestante Saint Guillaume. Pierre et Fabien ont intégré l’association il y a cinq ans. Une manière pour eux de se réconcilier avec l’Eglise et d’assumer leur homosexualité dans un parcours de foi. Françoise elle a adhéré depuis 2002 en même temps qu’elle acceptait enfin son homosexualité. Même si dans ce défilé les membres de l’association sont considérés comme « des grenouilles de bénitiers » comme le souligne le responsable de l’association pour Mulhouse, cette journée a permis aux uns et aux autres d’affirmer des convictions qui leur tiennent à cœur. Un reportage de Marc Jonas et Antoine Thomas      

Dossiers D&J n°7 – L’immense diversité des sexualités humaines

Dossiers D&J n° 7 -  L’immense diversité des sexualités humaines   Paris, le 8 juin 2018   Dans le présent numéro des Dossiers D&J, nous avons choisi d’aborder le thème des sexualités car, que la relation physique soit vécue ou pas, notre sexualité est présente quels que soient notre âge, notre genre, notre orientation sexuelle, notre situation de santé ou de handicap, notre culture. Ce thème, aux multiples facettes, touche l’identité, la relation au corps, la séduction, le désir et le plaisir, le tabou, les maladies, la parentalité, le social, le droit, les spiritualités, et bien sûr nos amours. La sexualité est une dimension forte de l’identité qui n’est pas foncièrement différente de l’affectivité en général. Quand on arrive à avoir une sexualité épanouie en tant qu’adulte, quand on accepte de l’explorer, de la vivre, de lever certaines inhibitions, on va mieux dans son corps et dans sa tête. L’acceptation du désir et du plaisir est très différente d’un individu à l’autre (de l’échec à l’épanouissement). Les pratiques peuvent être très variées et ramènent bien souvent à la question de la relation à l’autre. La sexualité est souvent vécue dans le cadre d’un couple. L’affection et l’amour se construisent et nécessitent un travail pour ne pas tout balancer à la première anicroche. D’autres inventent des formes de relations différentes (couples ayant des relations sexuelles extraconjugales voire polyamours, célibataires multipartenaires ou absence de rapport sexuels, etc.). La question de la santé physique ou psychique influe fortement sur la manière dont nous vivons notre sexualité, que ce soit dans l’acceptation de soi, ou la manière dont nous nous protégeons ou pas contre les maladies sexuellement transmissibles et acceptons ou pas l’autre quand il-elle est malade par exemple [...]

Libération – PMA : «Si Dieu me permet d’avoir un enfant, peu importe le moyen»

PMA : «Si Dieu me permet d’avoir un enfant, peu importe le moyen» - lien Extrait : Dans les locaux de l’association LGBT David & Jonathan, dans le XIIe arrondissement de Paris, un immense drapeau arc-en-ciel est accroché au mur. Sur la table basse, le dernier rapport de SOS homophobie côtoie un ouvrage sur les liens entre foi et homosexualité. Depuis 1972, l’association défend une autre vision du christianisme et se bat pour faire accepter les personnes LGBT au sein de la religion. Marianne Berthet-Goichot en est membre depuis 2010. «On essaie de défendre l’idée que l’Eglise est plurielle. Je fais aussi partie de cette Eglise et pourtant je suis lesbienne et maman.» En 2013, lors des débats sur le mariage pour tous, elle a eu avec Catherine, sa compagne, une fille par PMA. Dans leur petite paroisse rurale de l’Yonne, elles l’ont très vite fait baptiser. «On avait contacté le prêtre, qu’on connaissait bien. Ça s’est bien passé, comme ça aurait été le cas pour n’importe quelle autre personne de la paroisse. Le prêtre m’a dit : "Moi, j’applique la loi." J’étais en procédure d’adoption de ma fille, puisque dans le cadre d’une PMA on est obligé de passer par l’adoption de son propre enfant. Sur le registre de baptême, il n’a écrit que le nom de ma femme mais a laissé de la place pour rajouter mon nom. Deux mois plus tard, quand je lui ai envoyé l’attestation de mariage, il a ajouté mon nom. J’ai trouvé la démarche très mignonne.» Dès 2013, David & Jonathan s’est positionné en faveur de la PMA pour toutes. Fin mai, l’association a publié un communiqué pour contrer les arguments des opposants et «montrer, avec notre regard de chrétien, que ce [...]