#ÇaMeRevolte, Cyrille de Compiègne, association LGBT chrétienne David & Jonathan – 16/07/19

Notre association s’engage dans la lutte contre les thérapies de conversion ! De plus en plus de médias s’emparent aujourd’hui du sujet, mais de véritables moyens d’investigation manquent pour prendre la mesure de ces pratiques, souvent dissimulées, en France, et pour dessiner une législation efficace, dont nous souhaitons qu’elle voie le jour. (lien)

 

Les « thérapies de conversion » dans le viseur de parlementaires – 01/08/2018 (lien)

Deux députés ont annoncé la création d’une mission d’information « sur les pratiques prétendant modifier l’orientation sexuelle ou l’identité de genre d’une personne ».

Les associations visées disent accompagner les personnes homosexuelles, mais ne jamais pratiquer de « thérapies de conversion ».

[…] « Flou entretenu entre psychologique et spirituel »
« En France, il s’agit sans doute plus de thérapies d’aversion que de conversion, car ces mouvements invitent plutôt à rester chastes », analyse Anthony Favier, le président de David et Jonathan, une association qui regroupe des chrétiens homosexuels. « Il y a néanmoins un certain nombre de pratiques qui relèvent de la maltraitance, poursuit-il. Cela passe par un flou entretenu entre psychologique et spirituel. Ils brouillent aussi le discernement des personnes en se présentant comme le seul recours possible et font fi de tout l’accompagnement spirituel des personnes LGBT qui se développe depuis quarante ans dans l’Église catholique. »

La question se pose au-delà des cercles chrétiens, notamment musulmans. « Les parents qui n’acceptent pas l’homosexualité de leurs enfants les envoient voir des imams qui leur demandent par exemple de lire des versets pour devenir hétéro », relate Yacine Djebelnouar, le président de l’association Shams France, qui rassemble des personnes homosexuelles « maghrébines et moyen-orientales vivant en France ». S’il est impossible, selon lui, de chiffrer le phénomène, il dit aussi avoir connaissance de pratiques beaucoup plus violentes : « Certaines familles menacent d’envoyer des garçons faire le djihad, pour les viriliser. Je connais aussi trois femmes, lesbiennes, qui ont été excisées lors d’un voyage dans leur pays d’origine. »